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Un camp d’aventure où on souligne les petites réussites

children_bikes.jpgLes campeurs néophytes ne connaissent pas beaucoup la vie en plein air, notamment comment pagayer en kayak, dresser une tente ou préparer un feu de camp. Ce sont des techniques de survie qu’ils apprennent lorsqu’ils séjournent dans la nature sauvage.

Mais il est rare qu’un campeur ne sache pas monter à bicyclette.

Les parents sont censés montrer cela à leurs enfants, en guise de rite de passage.

C’est pourquoi lorsqu’un adolescent qui séjournait au camp d’aventure Newport de l’Armée du Salut a refusé de parcourir à vélo une piste cyclable en forêt, Gina Haggett a senti qu’il se cachait quelque chose derrière cette mauvaise attitude. La directrice du camp a finalement appris qu’il n’avait jamais eu de bicyclette, et que personne ne lui avait enseigné à monter dessus. Le jeune était trop embarrassé pour l’admettre. Mais après que ce fût chose faite, des moniteurs se sont mis au travail, et en quelques heures, le garçon de 14 ans n’avait plus besoin d’aide pour se promener à vélo. Il était très content.

Aider des jeunes à découvrir leur potentiel est l’objectif du camp d’aventure Newport et d’autres camps de l’Armée du Salut, notamment grâce au programme Blaze destiné à de plus jeunes enfants, à Jackson’s Point. Depuis la création de son premier camp en Angleterre en 1898, l’Armée du Salut offre à des enfants un moyen d’évasion pendant l’été. « Dans les premiers temps, la réussite du camp se mesurait au poids que les enfants prenaient pendant leur séjour », mentionne Gina Haggett, au sujet des enfants pauvres qui ne mangeaient pas à leur faim.

De nos jours, nous portons plus attention à la personnalité des enfants et nous les écoutons davantage. Ce n’est peut-être pas toujours le cas à la maison. « Ils sont importants à nos yeux, et nous le leur faisons comprendre », déclare Gina Haggett, qui ajoute que les plus infimes réussites sont soulignées au camp.

Le fonds du Toronto Star pour des activités de plein air (Toronto Star Fresh Air Fund) permet d’aider des personnes qui voudraient séjourner dans un camp. « L’argent que nous recevons nous aide à transformer des vies », affirme Gina Haggett. Elle précise que le camp donne à des enfants issus de milieux défavorisés l’occasion de s’adonner à des activités propres à leur âge, de vivre des expériences agréables et d’avoir de bons souvenirs.

Il n’y a qu’une seule règle : « Le respect. Tout le reste, y compris les enseignements bibliques, l’amusement, la fraternité et l’amitié, en découle. »

Amanda séjourne dans des camps de l’Armée du Salut depuis qu’elle toute petite. Elle revient pour revoir les amis qu’elle s’y est faits et d’autres personnes dont elle a fait connaissance. Cette année, elle s’est inscrite au nouveau programme de danse du camp, qui lui permet de parfaire ses mouvements de hip-hop. « Si je n’étais pas au camp, je passerais mon temps avec des amis, à ne rien faire », lance l’adolescente de 13 ans.

C’est la même chose pour Matthew, qui aime le tir à l’arc et la vie en plein air. « J’apprends les principes de base de la survie. »

Amanda a admis que sa mère lui manquait, au début. « Mais plus la fin du camp approche, plus c’est difficile de s’en aller », avoue-t-elle.

Leslie Ferenc
Reproduit et traduit avec l’autorisation de Torstar Syndication Services