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Il y a une lueur d’espoir pour ces enfants

nullEn périphérie de Cubatão, l’une des villes les plus polluées du Brésil, se trouve un marécage infect et nauséabond. C’est là que 20 000 âmes vivent dans des conditions sordides.

Leurs habitations branlantes reflètent la pauvreté et le désespoir. Ça se voit chez les enfants : ils jouent dans la saleté, sans se soucier du danger. Ils sont très peu motivés dans leurs études puisqu’ils ont très peu d’espoir de trouver un emploi lorsqu’ils seront grands.

Cependant, il reste une lueur d’espoir pour les enfants de ce bidonville : le poste de l’Armée du Salut à Cubatão offre à quelque 300 garçons et filles un programme d’aide aux devoirs.

Dans une collectivité où trop de jeunes ratent leur année scolaire, les enfants qui participent à ce programme ont des résultats scolaires remarquables. Pour en connaître la raison, il suffit de s’informer auprès du capitaine Richard Oliver.

Lorsque le capitaine Oliver est devenu officier du poste de Cubatão, il a vite constaté que beaucoup d’enfants avaient de la difficulté à voir ce que l’enseignant inscrivait au tableau. Il a ensuite trouvé un optométriste de la région qui a accepté d’examiner gratuitement ces enfants. Mais il y avait un problème : une paire de lunettes coûte environ 58 $, soit la totalité du salaire mensuel moyen, ce que ne pouvaient se permettre les familles concernées.
Sans se décourager, le capitaine Oliver a cherché une solution. Il s’est dit qu’en récupérant des montures, il n’y aurait que le coût des verres à payer. Il a donc communiqué avec toutes les personnes auxquelles il pensait pouvoir demander de l’aide, et les réponses ont vite afflué.

Quel est le résultat de cette initiative? Aujourd’hui, on peut procurer aux enfants du bidonville de Cubatão les lunettes dont ils ont besoin. Ainsi, dans une proportion impressionnante de 80 %, des enfants qui échouaient réussissent maintenant à terminer leur année scolaire. Ils ont maintenant leur passeport d’espoir pour l’avenir.