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Augmentation fulgurante des cas de dépendance à la méthamphétamine

nullLe titre ci-dessus est paru récemment dans un journal. Les membres des services sociaux territoriaux étudient l’incidence des problèmes de toxicomanie sur les services de première ligne.

La méthamphétamine et les nouvelles drogues

Il est inquiétant de constater la popularité croissante de la méthamphétamine (« crystal meth »). Cette drogue, qu’on appelle communément dans la rue « crank », « jib » ou « tina », a la faveur des adolescents, car elle est composée en grande partie de substances d’usage courant (p. ex., sirop pour la toux, solvant ou débouche-tuyaux) et qu’on peut s’en procurer pour aussi peu que cinq dollars la dose.

« Certains revendeurs ajoutent maintenant de la cocaïne de qualité inférieure à la méthamphétamine », fait remarquer le major Tom Tuppenney, conseiller aux services sociaux en matière de toxicomanie. « Les gens développent une dépendance à une drogue plus toxique et ne le savent même pas. »

Le « high » que procure le crystal meth peut durer plus de huit heures. Les hallucinations, la paranoïa, les accès de rage, la perte de poids extrême, l’hémorragie cérébrale et le collapsus cardiovasculaire font partie de ses effets possibles.

L’Armée a ouvert un refuge de six lits à Victoria à l’intention des personnes dépendantes à la méthamphétamine. Lors de l’ouverture, la Crystal Meth Victoria Society a reçu plus de 150 appels de parents qui voulaient y faire entrer leurs enfants.

« À Vancouver, le problème est endémique », déclare un conseiller en services sociaux. « On a retiré les médicaments pour le rhume des rayons des pharmacies parce qu’ils contiennent de la pseudoéphédrine, l’ingrédient principal du crystal meth. Il suffit qu’une personne prenne cette drogue une fois, et c’est fini – elle est « accro ».

« Nos refuges ne sont pas conçus pour combattre ces problèmes. À cause de l’âge des consommateurs (généralement au début de l’adolescence) et du niveau de violence qu’entraîne la consommation de cette drogue, les jeunes dépendants à la méthamphétamine sont peu compatibles avec les autres clients toxicomanes. Les hommes plus âgés qui combattent une dépendance à l’alcool ou à d’autres drogues ont très peur de ces jeunes, car leur comportement est totalement imprévisible.

« C’est une dépendance qui s’installe plus rapidement que les autres », explique Mary Ellen Eberlin. « Le crystal meth peut détruire une vie en quelques minutes. Nous devons ajuster nos méthodes à mesure que les drogues changent. La dépendance au crystal meth exige une période de désintoxication beaucoup plus longue. Cette drogue atteint le cerveau plus vite que les autres. Les traitements traditionnels ne fonctionnent pas ». Le major Tuppenney ajoute pour sa part : « La consommation de drogues est en train de devenir, d’une manière insidieuse, un élément accepté de la culture des jeunes. Il y a même sur le marché des boissons énergisantes à haute teneur en caféine à l’intention des jeunes, qui visent à procurer un « buzz ». Dans certains cas, on ajoute des produits chimiques aux boissons afin qu’elles produisent une sensation « anesthésiante » dans la gorge, un peu comme celle que procure la consommation de certaines drogues.

« Le fait que des vedettes de cinéma entrent sans cesse en cure de désintoxication donne un certain prestige à un tel comportement », poursuit Mary Ellen Eberlin. « Les jeunes reçoivent un message erroné. Nous observons actuellement une augmentation de la consommation des drogues à usage récréatif et des nouvelles substances qui détruisent la vie des jeunes. »